
En bref
- Un fichier B2B se loue ou s’achète entre 0,10 € et 0,70 € le contact, selon le type de coordonnées et le volume.
- Au coût pour mille, l’écart va de 3 € à plus de 300 € les 1 000 contacts : le ciblage et la fraîcheur font le prix.
- Le chiffre qui compte est le prix par contact utile, une fois retirés les emails qui rebondissent et les dirigeants partis.
- Les plateformes en abonnement cassent la logique du fichier figé : démarre à 29 € HT par mois, et dans notre exemple le contact avec email nominatif y revient à environ 0,06 €, contre 0,25 € pour un fichier acheté.
- Acheter une base ne vous achète aucune conformité : les règles CNIL de la prospection B2B s’appliquent à chaque envoi.
Ce guide vous donne les prix réels d’une base de données B2B en 2026, la formule pour calculer ce que vous payez vraiment et la grille pour choisir entre fichier, location et abonnement. Le prix affiché trompe souvent : un fichier de 10 000 contacts à 0,15 € paraît une affaire jusqu’au premier envoi, quand un email sur cinq revient en erreur et qu’une partie des « dirigeants » a changé de société depuis l’extraction. Comme pour un melon au marché, la qualité se découvre une fois rentré chez vous.
Sommaire
Achat base de données B2B : les prix réels en 2026
Le marché affiche quatre façons de facturer la même chose, c’est-à-dire des lignes d’entreprises et de contacts. Comparer deux devis exige donc de tout ramener à la même unité.
| Modèle de facturation | Prix constaté | Ce que vous obtenez |
|---|---|---|
| Location au contact | 0,10 € à 0,30 € (téléphone générique), 0,15 € à 0,70 € (email + téléphone) | Un droit d’usage limité, souvent un ou quelques envois |
| Achat au contact | 0,15 € à 0,30 € (email vérifié + téléphone) | Le fichier vous appartient, sans mise à jour |
| Coût pour mille (CPM) | 3 € à plus de 300 € les 1 000 contacts | Le même produit, exprimé en lots |
| Abonnement plateforme | dès 29 € HT par mois | Recherche et export en libre-service, base rafraîchie |
| Génération de leads | une dizaine à plusieurs centaines d’euros le lead | Un prospect qui a déjà levé la main |
Ces fourchettes viennent des grilles publiées par les comparatifs spécialisés du secteur (Salesdorado, Leptidigital). Elles bougent selon le fournisseur, mais l’ordre de grandeur tient. Au-delà de 50 000 adresses louées, le prix unitaire peut descendre entre 0,04 € et 0,07 €. Le volume écrase le prix, il n’écrase jamais l’obsolescence.
Location ou achat : deux contrats très différents
La location vous donne un droit d’usage, généralement pour un nombre d’envois fixé au contrat. Elle coûte moins cher et convient pour tester un segment avant d’engager un budget. Beaucoup de loueurs proposent ensuite de racheter le fichier à prix réduit.
L’achat vous laisse le fichier, avec un défaut de fabrication : il commence à vieillir le jour de la livraison. Un dirigeant part, une société déménage, une PME est rachetée. Sur un marché stable où vous travaillez la même base pendant des mois, l’achat se défend. Sur une cible qui bouge vite, vous payez une photo jaunie.
Ce qui fait grimper le prix d’un fichier
Le prix monte avec la finesse du ciblage. Un filtre par code NAF, par tranche d’effectif et par département coûte plus qu’un export brut. Le type de contact pèse lourd : un standard téléphonique vaut quelques centimes, l’email nominatif d’un dirigeant beaucoup plus, le mobile encore davantage. La fraîcheur se paie aussi, comme le remplacement des contacts invalides, que tous les fournisseurs ne proposent pas spontanément.
Avant de signer, demandez par écrit la date de dernière mise à jour, le taux de remplacement des emails invalides et la source de chaque champ. Un fournisseur qui hésite sur la troisième question vient de vous répondre.
Le vrai coût : le prix par contact utile
Le prix affiché divise un budget par un nombre de lignes. Le prix utile divise ce même budget par le nombre de lignes qui fonctionnent. La formule tient en une ligne :
Prix par contact utile = budget total ÷ (contacts livrés × taux de contacts valides)
Prenons un exemple fictif. Vous achetez 5 000 contacts à 0,20 € HT, soit 1 000 € HT. Au premier envoi, 20 % des adresses rebondissent. Il reste 4 000 contacts joignables : votre prix réel passe à 0,25 € HT. Si 30 % des interlocuteurs ne sont plus à leur poste, le prix par décideur réellement en place grimpe à environ 0,36 € HT. Le melon a perdu un tiers de son poids en cuisine.
Ce calcul explique pourquoi le fichier le moins cher au devis finit souvent le plus cher au résultat. Il explique aussi la montée des plateformes en abonnement, où la base est rafraîchie et où vous ne payez l’enrichissement que sur ce qui est trouvé.
Basile : une base B2B française en abonnement
illustre bien ce modèle. La plateforme annonce 27 millions d’entreprises et 29,2 millions de contacts en France, consultables sans limite et exportables selon la formule. Les données combinent des sources légales (SIREN, SIRET, forme juridique, capital, dirigeants), des fiches Google Maps (adresse, horaires, téléphone, avis), des pages LinkedIn publiques (taille d’équipe, secteur), des données web publiques et des données financières (chiffre d’affaires, résultat net, effectifs déclarés).
Les prix sont des tarifs de lancement, que l’éditeur annonce en hausse à terme :
| Formule | Prix HT / mois | Prix normal annoncé | Export mensuel | Export CSV | API |
|---|---|---|---|---|---|
| Starter | 29 € | 99 € | 100 000 lignes | 5 000 lignes | non incluse |
| API | 79 € | 219 € | 250 000 lignes | 20 000 lignes | 2 000 requêtes / jour |
| Agence | 279 € | 879 € | 1 000 000 lignes | 50 000 lignes | 5 000 requêtes / jour |
L’enrichissement fonctionne au crédit. Les emails génériques et les téléphones fixes sont fournis quand ils sont publics. Un email nominatif professionnel coûte 0,05 € HT, un numéro de mobile 0,50 € HT, et vous ne payez que les coordonnées trouvées. L’essai gratuit offre 100 contacts. Pour une demande sur mesure, l’option Basile Advanced confie la recherche à un agent IA et livre le fichier par email, avec un prix affiché avant paiement à partir de 29 € HT.
Reprenons l’exemple précédent avec ce modèle. Un mois de Starter coûte 29 € HT et permet d’exporter 5 000 lignes en CSV. Si l’enrichissement trouve 3 000 emails nominatifs, la facture d’enrichissement atteint 150 € HT. Vous arrivez à 179 € HT, soit environ 0,06 € par contact avec email nominatif, contre 0,25 € par contact joignable dans l’exemple du fichier acheté. Ajouter des mobiles change vite l’addition : 1 000 numéros trouvés représentent 500 € HT de plus.
Les limites sont posées par Basile lui-même. La base est rafraîchie chaque mois, une cadence hebdomadaire étant annoncée pour plus tard. La couverture se limite à la France. La FAQ de l’éditeur reconnaît que LinkedIn Sales Navigator reste plus frais et dispose de filtres absents de Basile, l’inverse étant vrai aussi.
Acheter un fichier ou s’abonner : la grille de décision
Le bon choix dépend moins du prix unitaire que de la fréquence à laquelle vous allez revenir chercher des contacts.
| Votre situation | Option la plus cohérente | Pourquoi |
|---|---|---|
| Un test ponctuel sur un segment inconnu | Location ou essai gratuit | Vous mesurez la réponse avant d’engager un budget |
| Une campagne unique sur un marché stable | Achat d’un fichier ciblé | Vous travaillez la même base, sans besoin de mise à jour |
| Une prospection continue, plusieurs segments | Abonnement à une plateforme | Base rafraîchie, export à la demande, enrichissement au résultat |
| Un outil interne ou un CRM à alimenter | Formule avec API | Les données arrivent sans export manuel |
| Un besoin de rendez-vous qualifiés | Génération de leads | Vous payez l’intention, pas la ligne |
Pour la troisième ligne, une plateforme comme coûte souvent moins cher en un mois qu’un seul fichier acheté, à condition de savoir filtrer avant d’exporter.
RGPD : ce que l’achat ne vous achète pas
Payer une base ne transfère aucune responsabilité. Dès que vous envoyez un email de prospection, vous êtes responsable de sa conformité, quelle que soit l’origine du fichier.
Pour les professionnels, la CNIL n’exige pas de consentement préalable à deux conditions. Le message doit porter sur un objet en rapport avec la fonction exercée par le destinataire. La personne doit avoir été informée de l’utilisation de son adresse et pouvoir s’y opposer gratuitement. Les adresses génériques (contact@, info@) échappent à l’exigence de consentement. Chaque message doit identifier l’annonceur et proposer un moyen simple de se désinscrire.
En pratique, demandez au fournisseur comment les contacts ont été informés, gardez une liste d’opposition à jour et ne prospectez pas un directeur financier pour lui vendre un aspirateur. Un fichier qui ne peut pas répondre à la question de l’information des personnes est un risque, pas une économie.
Quand le volume ne suffit pas : le bon moment
Une base de données B2B répond à la question « qui ». Elle ne dit pas « quand ». Pour un conseiller en gestion de patrimoine, un courtier ou un cabinet M&A, appeler 5 000 dirigeants au hasard revient à pêcher au chalut dans une baignoire. Le signal qui fait décrocher, c’est une trésorerie qui s’accumule, un dépôt de comptes tout frais ou une holding qui remonte des dividendes.
grapr part de là. Il scrute chaque jour les dépôts de comptes des entreprises françaises, lit la trésorerie réelle dans les bilans déposés et livre chaque matin des sociétés qualifiées selon votre zone, votre secteur, votre taille cible et leur santé financière. Les données financières viennent de registres publics officiels, les coordonnées dirigeant d’un partenaire spécialisé. Les formules vont de 49 € HT par mois pour un département à 299 € HT pour la France entière, avec l’intégralité des signaux dans chaque formule.
Les deux approches se complètent. Une base large sert à couvrir un marché, une veille de trésorerie sert à choisir qui appeler cette semaine. Pour les CGP et courtiers, le logiciel de prospection CGP détaille cet usage, et le guide pour utiliser les données financières publiques afin de cibler sa prospection montre la méthode pas à pas.
Les limites de ce comparatif
Les prix cités ont été relevés le 29 octobre 2026 sur des sources publiques. Ils évoluent, en particulier les tarifs de lancement. Les données publiques et les bases commerciales peuvent comporter des retards ou des lacunes, sans garantie d’exhaustivité ni d’exactitude. La prospection reste réservée aux professionnels, qui demeurent responsables de sa conformité au RGPD.
Ce qu’il faut retenir
Avant tout achat de base de données B2B, ramenez chaque devis au prix par contact utile, exigez la date de mise à jour et vérifiez l’information des personnes. Pour une prospection ponctuelle, un fichier loué ou acheté suffit. Pour une prospection continue, un abonnement comme coûte souvent moins cher dès le premier mois. Et si votre métier consiste à appeler les dirigeants assis sur du cash au bon moment, vous pouvez demander un accès à grapr.
FAQ
Quel est le prix moyen d’un contact B2B ?
Les grilles publiées situent l’achat entre 0,15 € et 0,30 € le contact avec email et téléphone, et la location entre 0,10 € et 0,70 € selon le type de coordonnées. Au-delà de 50 000 contacts loués, le prix peut descendre sous 0,10 €.
Vaut-il mieux louer ou acheter un fichier de prospection ?
La location convient à un test ou à une campagne unique. L’achat se justifie sur un marché stable que vous travaillez longtemps. Pour une prospection continue, un abonnement à une base rafraîchie revient souvent moins cher qu’un fichier qui vieillit.
Combien coûte Basile ?
La formule Starter coûte 29 € HT par mois en prix de lancement, avec 5 000 lignes exportables en CSV. Les formules API et Agence coûtent 79 € et 279 € HT par mois. L’enrichissement se paie au résultat : 0,05 € HT par email nominatif trouvé, 0,50 € HT par mobile trouvé.
Peut-on prospecter par email une base B2B achetée ?
Oui, à condition de respecter les règles de la CNIL pour les professionnels : un message en rapport avec la fonction du destinataire, une information préalable et un droit d’opposition simple. L’origine du fichier ne vous exonère pas de ces obligations.
Comment calculer le vrai coût d’un fichier B2B ?
Divisez le budget total par le nombre de contacts réellement joignables, après retrait des emails invalides et des interlocuteurs partis. C’est ce prix par contact utile qu’il faut comparer entre fournisseurs.
Rédigé par l'équipe Data de grapr.
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